En réaction, le parti Ennahdha a publié un communiqué dans lequel il explique que les individus, ayant scandé ce genre de slogans antisémites, pouvaient se compter sur les doigts d’une seule main.
Dans ce contexte, Ennahdha a rappelé que les juifs tunisiens ont vécu en paix dans leur pays, la Tunisie, depuis des siècles. Ils sont des citoyens à part entière ayant les mêmes droits et les mêmes devoirs que n’importe quel Tunisien
Le parti a condamné ces slogans qui ne reflètent pas l’islam et ses principes. Il considère que ceux qui les ont scandés constituent un groupe marginal dont le but est d’entacher les activités du parti.
Le mouvement a, également, condamné «les réactions de certains lobbies européens qui veulent porter atteinte à l’image de la Tunisie et aux réalisations de la révolution, usant de la phobie de l’islam comme prétexte de leur campagne.

Pour leur part, la communauté juive de Tunisie «refuse d'être mêlée au conflit israélo-palestinien» et assure qu’elle «ne doit pas être insultée», ont déclaré dimanche des représentants de la communauté juive tunisienne à l’AFP.
Ainsi, Peres Trabelsi a indiqué : «Il n'y a pas de sionistes en Tunisie et on ne veut pas être mêlés au problème du Proche-Orient, la Tunisie est notre pays». Il a ajouté qu’«aucun Tunisien ne doit être insulté, et le gouvernement doit prendre des mesures pour que ce genre d'incident ne se reproduise pas», estimant que les gens qui profèrent ces slogans veulent «détruire la Tunisie».
Haïm Bittan, le grand rabbin de Tunis, a précisé, pour sa part, que «certains membres de la communauté ont eu peur après cet incident, mais il faut faire la différence entre la situation au Proche-Orient et ici», ajoutant que «tous les invités de la Tunisie sont les bienvenus», à propos de la présence de M. Haniyeh.